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Dynamique holocène des écosystèmes riverains d'un segment de la rivière Boniface, Québec subarctique.

Direction : Serge Payette


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Les écosystèmes riverains constituent le lien entre les écosystèmes terrestres et aquatiques. Il s’agit d’écotones dont la dynamique est régie par des processus écologiques, géomorphologiques et hydrologiques étroitement liés. Dans le Haut boréal, des études ont démontré que le développement des écosystèmes riverains est influencé par l’action des glaces et des vagues. L’action combinée de ces processus hydrodynamiques contribue au remaniement des dépôts de surface et à l’édification des écosystèmes riverains. Au Québec subarctique, ces processus mènent à la formation de champs de blocs, de plages et de platières végétales. Ces trois types d’écosystème riverain sont étudiés dans le cadre de ce projet de maîtrise. Par ailleurs, la reconstitution de la dynamique holocène des écosystèmes riverains ne peut se faire sans porter une attention particulière aux variations inter-annuelles du niveau des eaux. Depuis 1500 ans, ces fluctuations sont d’une importance capitale. En déterminant la portée des processus hydrodynamiques, elles ont grandement contribué à la dynamique riveraine (expansion et régression des écosystèmes riverains). Ce projet de maîtrise s’inscrit dans la continuité des recherches effectuées dans le Haut boréal québécois. L’objectif principal de ce projet est de reconstituer la dynamique holocène des écosystèmes riverains d’un segment de la rivière Boniface (57o 45’ N, 76o 20’ O), soit une rivière dont le bassin versant est en milieu subarctique. L’étude vise à 1) identifier les caractéristiques écologiques et morpho-sédimentologiques des écosystèmes riverains, 2) déterminer les périodes de dynamique riveraine et 3) interpréter ces périodes en fonction des variations du niveau des eaux au cours de l’Holocène. Les sites d’étude sont choisis en fonction de leur degré d’exposition aux processus hydrodynamiques. Pour réaliser ce projet, les sites sont d’abord cartographiés au théodolite infrarouge. Ensuite, des relevés de végétation et des profils de sol, le long de tranchées perpendiculaires au rivage, ont permis d’identifier la distribution de la végétation, la topographie et les caractéristiques morpho-sédimentologiques des écosystèmes riverains. Puis, la datation au radiocarbone de matière organique permet de déterminer l’âge minimum de développement des sols et l’âge maximum des périodes d’enfouissement. Enfin, les analyses dendrochronologiques de cicatrices glacielles, soit des cicatrices causées par l’émondage ou l’écorçage d’arbres par les glaces flottantes, permettent d’identifier les années de forte activité glacielle et d’évaluer l’amplitude moyenne des crues glacielles.